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Sam 14 Oct - 11:38
Admin
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Messages : 17
Date d'inscription : 04/03/2017
Age : 12
Localisation : France
Voir le profil de l'utilisateur http://fodepiaf.forumactif.com
J'habite Los Angeles, j'ai 14 ans. Rien qui sort de l'ordinaire, ma vie est très simple. La seule différence, c'est que j'ai de graves problèmes au cœur depuis ma naissance. Je ne compte plus les opérations qu'on m'a faites pour que mon état s'améliore. Malheureusement, c'est le contraire qui se passe depuis les trois dernières années. Mais parents stressent, moi aussi. Ils ont tout l'argent de me payer ces opérations et les médicaments que je prends chaque jours, On a même un Hopper dans le salon, c'est pour dire. Ils m'ont toujours laissé la liberté de m'habiller comme je voulais, de me maquiller à l'âge que je voulais. Du coup, mon style se résume à des talons ou des semelles compensées, une extrême élégance, toujours de la poudre, du rouge à lèvre, du mascara et tout le reste. En même temps, toutes les filles du mon lycée s'habillent comme ça. Je suis populaire et sociable, je sors souvent avec des amis. Le feu qui brûle en moi aimerait bien diminuer, ce poser, se détendre, mais je ne peux pas vraiment faire machine arrière.

Ce soir, après les cours, j'ai rendez-vous chez mon cardiologue, le plus réputé de la ville. Visite habituelle, il mesure ma tension, fait des tests, me prescrit de nouveaux mes médicaments habituels. Pourtant, aujourd'hui, on ombre couvre son regard. Il demande à mes parents de venir, puis explique: "Comme vous le savez, le cas de Noa se complique, son cœur bat de moins en moins vite. Malgré la prescription que je lui donne, l'espoir se réduit petit à petit qu'elle mène une vie tranquille et sereine. Ce soir, les tests ont révélé des résultats dramatiques. Mr et Mme Oakley, j'ai le regret de vous annoncer que votre fille n'a plus que quatre mois à vivre, au grand maximum. Malgré les 50 opérations depuis ça naissance, malgré les antibiotiques, malgré tout cela. J'en suis profondément triste, et désolé." C'est comme si mon cœur ne bat déjà plus. Tout mon corps est figé. Ma vie se termine dans quatre malheureux mois. Je n'aurais jamais d'enfants, jamais de mari, jamais de travail. Mon père fond en larmes, ma mère, elle est encore plus loin que les larmes. Même mon cardiologue a les yeux embués. Moi, je ne sais même pas si je pleure, si j'hurle, si je suis silencieuse. Je n'aurais pas la chance de vivre comme les autres. J'ai peur. J'ai peur de la mort. Je ne veux pas mourir. Je ne veux pas quitter mes parents. Le docteur fait un effort colossal pour continuer: "Il serait bien de respecter la dernière volonté de Noa, de savoir où elle veut passer ses derniers mois, et comment." Il nous serre tour à tour la main, avant de me dire à moi seule "Ce fut un plaisir de te rencontrer Noa. N'oublie pas tes médicaments, et fait en sorte que tes derniers instants soient magiques.
- Je vous le promets, Monsieur.
- Tu vas me manquer.
- Je ne suis que l'une de vos patientes.
- Tout de même.
- ... Et bien adieu, Monsieur.
- Adieu, Noa..."
Cette soirée a tout changé. Une fois dans ma chambre, je saute dans mon lit et réfléchis: que faire de ces derniers mois de vie ? Ce que je voudrais, c'est un endroit tranquille, où je ne verrais pas mes parents, me voir mourir leur briserait encore plus le cœur. Surtout je voudrais un endroit perdu, où je pourrais accepter ma mort. La réponse me vient dix secondes plus tard. Je me rend dans le salon. Mes parents sont l'un dans l'autre sur le canapé, leurs joues baignées de larmes. Ils ne se disent rien, mais pensent la même chose. Ils ne me remarquent même pas. Je m’éclaircis la gorge, avant de lancer: "Maman, Papa, pour mes derniers mois, je voudrais séjourner chez grand-mère, à la campagne. C'est tout ce que je veux, être seule avec elle. Ma mère tourne lentement la tête vers moi et me répond: "On fera ce que tu voudras, ma chérie." Mon père, lui compris tout de suite le problème: "Mais, ça veut dire qu'on va devoir te dire adieu demain !
- Je... je préfère.
- Je... d'accord. Demain, tu pars chez elle.
- Merci, merci du fond du cœur."
Demain, une autre partie de ma vie va commencer. La dernière. Tout ce que souhaite, c'est m'endormir sur ce sofa moelleux, dans les leurs bras. Ce que je fais, sans protestations de leurs parts. Je sombre dans un sommeil sans rêves.

J'ouvre les yeux. Les rayons du soleil chauffent ma peau, mes parents sont toujours près de moi. A les regarder, ils n'ont pratiquement pas dormi de la nuit. Ils ont dû penser à mille choses en même temps. Moi, je n'ai plus envie de penser à m'en donner mal à la tête. Je me lève et fait mes bagages. Je ne perds pas de temps, si on veut arriver chez grand-mère avant la nuit, on doit partir dans une demi-heure.

Durant le trajet, nos dernières heures ensemble, on parle de tous nos souvenirs, des bons comme des mauvais. La journée enfermée dans cette voiture ce passe plutôt vite. Un rit, on pleure, on se tait. Et enfin on arrive. Je vais quitter mes parents pour toujours. C'est dur pour eux comme pour moi. Je suis leur seule enfant, leur seul bijou. Je n'ai pas de mots à leur dire, je crois que mon regard suffit à tout dire. Je les serre très fort dans mes bras, je ferme les yeux. Je crois que cette embrassade à durer une bonne dizaine de minutes, mais je ne suis pas sure. Puis, l'étreinte se desserre, je rouvre les yeux. Ils me murmurent "Adieu" J'ouvre la bouche pour leur répondre, mais aucun son ne sort, je n'en ai pas la force. Plus la force. A présent je seule, face à un nouveau monde, face à l'Amérique profonde. Quand mes parents démarrent, je ne me retourne même pas. J'ai presque un sourire aux lèvres.

La maison de ma grand-mère est petite, mais chaleureuse. Je n'y suis allée qu'à mes neuf ans, je me souviens avoir adoré cette baraque, ainsi que grand-mère. Elle va être contente de me revoir. Je toque à la porte blanche, une voie faiblarde me crie qu'elle arrive et deux minutes plus tard, la poignée - qui elle est bleue - tourne et la porte pivote pour laisser voir le visage de mémé. Dès qu'elle me voit, elle me prend dans ses bras. Elle sent le savon à la vanille, ça, je m'en souviens. Tout à coup, je me rends compte que malgré le fait qu'on ne s'est vu qu'une fois dans nos vies, nous sommes très proches. Après ça, elle me regarde de ses grands-yeux marron dont j'ai hérité. Elle est très belle, elle devait être une immense beauté dans sa jeunesse. Elle se décide enfin à me parler: « Noa ! Je suis tellement contente de te revoir ! Tu es encore plus belle que la dernière fois. Ça me touche que tu veuilles rester auprès de moi pour tes derniers jour. Ma pauvre... tu es bien trop jeune pour mourir...
- Je sais mémé, toi aussi tu m'as manqué. Dis, je suis un peu fatiguée, il va bientôt faire nuit...
- Ah oui, bien sûr, ta chambre ! Suis-moi. »
Ma chambre est plutôt petite, mais elle est magnifique, rose pâle et jaune pastel, la fenêtre donne sur le jardin, qui est magnifiquement fleuri. J'ai aussi une salle de bains rien que pour moi. Je n'ai qu'une envie, sauter dans le lit et m'endormir. Grand-mère me laisse et je tombe dans les bras de Morphée.

Première journée ici. Nouveau départ. Je me redresse et me rends compte que j'ai dormis toute habillée. Je file à la salle de bain pour prendre une douche, je mets une robe blanche légère que me tombe jusqu'aux chevilles, je me coiffe, je me maquille, je mets un collier doré et une paire de boucles d'oreilles, puis je descends en bas pour petit déjeuner. Grand-mère est déjà attablée en train de boire du thé. J'ouvre le placard: il va falloir acheter du beurre de cacahuètes, sinon je ne survivrais pas ici. Je me cuisine du bacon et rejoins ma colocataire. Elle me sourit, puis commence: « Je voudrais qu'on voie deux trois choses ensemble, s'il te plaît.
- Je t'écoute, mémé.
- Bien. D'abord, nous sommes au moi du Juin, ce qui signifie que l'école n'est pas encore finie. Je pense que tu n'auras pas envie d'étudier pour tes derniers mois, alors je ne t'ai pas inscrite au lycée local.
- Parfait.
- Tu pourras tout de même te nouer des liens avec les jeunes du coin. Tu pourras rester dehors toute la journée, mais j'exige que tu reviennes à la maison avant la nuit.
- C'est noté. »

J'avais vraiment hâte de sortir découvrir les environs. Mémé habite au milieu d'un lieu-dit où seulement quelques maisons sont présentes pour plusieurs kilomètres. Le prochain supermarché est à une demi-heure d'ici. T'oublies le pain, t'es mort. Je marche quelques mètres quand je tombe sur une bande de jeunes qui semblent avoir mon âge. Cinq, trois garçons, deux filles. Le plus grand des garçons est aussi le plus beau. Il est brun et a des yeux gris. Le second, le plus petit, est roux et porte un pantalon de jardinage. Le dernier gars est châtain et possède des yeux verts. La première fille est blonde, des yeux noirs, l'autre, très petite, a une chevelure et noir, et des yeux ambrés. Quand ils me repèrent, les garçons semblent être envoûtés et les filles écarquillent les yeux. C'est la blonde qui, sans aucun préambule, s'exclama: « Waw, t'es super bien fringuée ! Je n’ai jamais vu de filles aussi chics que toi !
- Heu... merci
Ce fut au tour du plus grand garçon de parler.
- On t'a jamais vu, tu viens pas d'ici.
- Ouaip, je viens de LA
- Trop cool, dit le roux. Moi, c'est Antoine.
- Moi c'est Kelly, se présenta la blonde.
- Grace, lança la deuxième.
- Pour ma part, c'est John, révéla le châtain.
- Enfin, moi c'est Asa, expliqua le plus grand.
- Oké, moi c'est Noa.
Asa me dévisage, un sourire trop craquant aux lèvres. Je ne pus réprimer un frisson. Ce dernier reprit:
- Je pourrais te faire visiter le coin si tu veux.
- Ce serai avec plaisir.
Kelly m'interrogea:
- Comment tu fais pour avoir autant de style ?
- Bah, à Los Angeles, toutes les filles que je connaissais s'habillaient comme ça.
- Ta beauté doit aider.
- Si tu le dis... »
C'est fou ce qu'ils sont surpris de voir une fille bien habillée. Enfin, ils ont l'air sympa, c'est le plus important. Je savais bien que les garçons allaient être gagas, c'était comme ça avant d'arriver ici. Je ne veux pas m'envoyer de fleurs, mais je suis plutôt belle. Mais pas aussi belle qu'Asa, lui, c'est un vrai canon. Je ne suis pas aveugle, je suis tombée sous son charme. Qui me dit qu'il n'est pas avec Kelly ou Grace ? Je décide de me renseigner sur le coin: « Il y a d'autres gens de notre âge, ici ?
Asa secoue la tête de dégoût.
- Il y a juste un fou qui est avec nous en cours, il préfère rester en solitaire, ça vaut mieux.
- Au fait, fit John, tu vas à notre lycée ?
- Non.
- Pourquoi ?
- Parce que ce n'est pas la priorité du moment.
- Pourquoi ?
- Parce que je ne vivrais pas aussi longtemps que vous.
- Comment ça ?
- J'ai des problèmes de cœur, je vais mourir dans quatre mois maximum.  
Antoine secoue la tête.
- Et merde, je commençais à bien t'aimer.
- C'est triste, fit Grace, on te rencontre à peine qu'on doit déjà te perdre.
- Ouaip, approuva John. »
Seul Asa était silencieux, il continuait de me dévisager. J'ai un problème au visage, ou quoi ?

Je passe le début d'après-midi avec mes nouveaux amis, ils me racontent leur vies, leurs histoires, je fais de même, ils sont tous fascinés par ce que je dis, comme si vivre à Los Angeles, s'était aussi passionnant qu'un bon roman d'action. On rit beaucoup, c'est agréable. Asa se lève du muret où il était assis et déclare: « Noa, je vais te faire visiter, comme promis.
- Ça marche. »
Nous laissons les autres pour continuer plus loin dans la campagne.

Je suis tellement heureuse de lui parler seule à seul, de sentir son délicieux parfum, mélange de pêche et de pins ! Nous marchons en silence jusqu'à l’orée d'une forêt. Asa arrête de marcher et m'explique: « C'est ici que commence la forêt des souhaits. Elle a été baptisée ainsi car elle réaliserait les rêves des gens. Elle est très vaste, ne t'y perds pas. Là-bas y vit des renards, des sangliers, des lapins... les animaux classiques des forêts, quoi. Il y a essentiellement des pins et des chênes, mais on croise de temps en temps des bouleaux. Des questions ?
- Vous avez beaucoup d'incendies avec cette forêt ?
- Le dernier incendie naturel s'est passé il y a vingt ans.
- D'accord. On va voir quoi, maintenant ?
- Surprise, me dit-il en faisait un clin d’œil. »

On marche un petit moment dans la forêt. Un oiseau chante, mais impossible de savoir d'où. Asa m'explique que c'est le cri caractéristique de la Mésange. C'est toujours bon à savoir. Il m'épate, avec toutes ses connaissances. « Comment sais-tu tout ça.
- Je suis né ici et comme il n'y a ni internet et que personne n'a de télé dans le coin, j'ai passé la plupart de mon temps dehors, avec Kelly, Grace, John et Antoine. Ce sont mes amis d'enfance. Je connais la forêt comme ma poche, ainsi que les autres endroits qu'on va voir. Une fois, j'étais seul dans la forêt quand j'ai croisé un énorme sanglier. Je n'avais que neuf ans.
- Wow ! Ça devait être terrifiant.
- J'avais carrément la frousse. Mais j'ai gardé mon sang froid et je me suis rappelé que mon père m'avait dit qu'il ne fallait surtout pas faire de bruit, car un sanglier a une très bonne oreille. En revanche, sa vue est médiocre, je me suis donc caché tout doucement sans faire de bruit.
- Il est parti, ensuite ?
- Pas tout de suite, j'ai quand même attendu une demi-heure. J'ai cru que mon cœur allait explosait tellement j'étais stressé. Mais il a dut flairer du gibier, il est parti sans me remarquer. »

Nous continuons de marcher dans la forêt. Je demande: « On va marcher longtemps comme ça ?
- Non, on est bientôt arrivés.
- Où ça ?
- Au prochain endroit que je veux te montrer. »

Encore quelques minutes et les arbres deviennent plus rares, la lumière, plus importante. Nous quittons la forêt. Quand je peux voir au-delà des arbres, j'ouvre grand les yeux. Quel spectacle ! Un énorme lac s'étend devant nous, je me sens d'un coup toute petite. Au bord de l'eau, un arbre, un noisetier, je pense, pousse un peu de travers. Des cœurs sont gravés, du genre "M + J = ♥️" Asa m'explique: « Voici une toute petite partie du Lac Michigan. L'arbre qui pousse est un noisetier, on le surnomme le noisetier des amoureux. Depuis des décennies, les couples qui passent par ici laissent une trace de leur amour. Comme cet arbre est immense, on a l'impression qu'il y aura toujours de la place. Des poissons, surtout des gades, vivent dans le lac. Ça va bientôt être la saison de les pêcher. Il y a aussi des grenouilles. Les touristes ne connaissent pas ces endroits, ils n'y passent jamais. Le reste de notre bande n'aime pas cet endroit, j'y vais donc tout seul, pour lire, dessiner et réfléchir. »

Je suis très touchée qu'il dise "notre bande", je me sens tout de suite intégrée, ça fait du bien. Il me propose de m'asseoir. Il s'absente une minute pour revenir avec une fleur d'une beauté à couper le souffle. Il me la glisse dans mes cheveux châtain clair. Il prend du recul et penche légèrement la tête pour admirer le résultat, puis il murmure: "Ravissant" Je me penche pour voir mon reflet dans l'eau du lac. Ça rend parfaitement bien avec mon rouge à lèvres du même rouge bonbon. Je m'exclame "Merci, Asa !" et je l'embrasse sur la joue, laissant une belle trace de rouge à lèvres, mais on ne la voit pratiquement pas: Asa est devenu tout rouge. Il a pourtant l'air très heureux et un peu déboussolé. Je prends son visage dans mes mains et lui dépose un autre baiser sur l'autre joue. Il bredouille: « Un simple merci aurait suffi...
- Je sais très bien à ta tête que tu préfères les bisous en plus du merci.
- Tu es clairvoyante... »

Je ris, bientôt rejointe par Asa. Quelle belle journée ! Je sens que je vais adorer cet endroit. Je m'adosse contre le noisetier et je ferme les yeux. Je sens mon ami poser sa tête sur mon ventre. Je passe ma main dans ses cheveux. Ce n'est pas très approprié quand on est juste amis avec quelqu'un, mais je crois que je ne sais pas à quel degré d'affection nous sommes. Il ne s'oppose pas, alors je continue. Je finis par m'assoupir. Quand je me réveille, Asa est en train de regarder le lac. Je le rejoins et lui demande: « Tu n'en as pas marre de tout le temps regarder cette eau.
- Non, jamais. Tu sais, on devrait rentrer, il va bientôt faire nuit, je te ferais visiter le reste demain, si tu veux bien.
- Avec plaisir. »

Nous rentrons jusqu'à chez mémé. Sur le pas de la porte, c’est à lui de m’embrasser sur ma joue. Surprise mais contente, je passe ma main sur sa nuque. Ça dure une minute avant qu’il murmure : « Tu es un fille fantastique.
- Et toi un garçon extraordinaire. »
C’est la plus belle journée de ma vie.
Je prends ma douche en fredonnant :
I will love you till the end of time
I would wait 1,000,000 years
Promise you'll remember that your mine
Baby can you see through the tears?
Love you more
Than those bitches before
Say you'll remember,  say you'll remember
I will love you till the end of time

Je me réveille le lendemain, cette fois en pyjama, plus heureuse que jamais. J’ai hâte de revoir Asa, de le sentir une nouvelle fois, de l’embrasser une nouvelle fois. Je marche droit devant moi pour revenir au même endroit qu’hier, quand j’ai rencontré Asa, Antoine, John, Kelly et Grace. J’y trouve John qui lit un livre. Je penche la tête pour voire le titre : « Comment entretenir ses tomates « cœur de bœuf » ». Plutôt précis, comme livre. Il me remarque et me sourit : « Noa ! Quel bonheur de te voir ! Comment s’est passé ta balade avec Asa ?
- C’était génial. »
Je me garde bien de lui dire tout ce qu’on a fait. Je lui demande : «  Tu sais si il doit te rejoindre ?
- Pas la peine que je te réponde, il est déjà là. »
Asa est effectivement en train de marcher vers nous, mais il ne regarde que moi. Je cours vers lui et le prends de mes bras. Je jette un coup d’œil à John, il est visiblement un peu étonné mais ne dit rien. Asa me rend mon étreinte et me souffle dans mon oreille : « Tu m’as manqué.
- Toi aussi tu m’as manqué. »
Puis, il s’écarte de moi et me demande si je veux continuer la visite. J’accepte et nous laissons John qui décide de rester ici pour lire. Il me prend la main et nous marchons vers l’opposé de chez moi. Enfin, de chez mémé. Il m’amène dans un tas d’endroits, plus beaux les uns que les autres. Cet endroit est vraiment magnifique. Il me propose une pause en montrant du doigt un banc en bois sur le chemin que nous empruntons. On s’assoie et on ne fait que se regarder, lui admire la profondeur de mes yeux marron, moi, la beauté de ses yeux gris.
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