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Nouvelle - Cœur d'ébène, âme tendre

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Mer 8 Mar - 12:51
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Cœur d'ébène et âme tendre



Le crépuscule était à sa fin. Les douces et chaudes lumières du village s'allumaient. Un vent froid soufflait doucement sur ma robe bleu pâle. J'avais froids mais j'étais contente d'avoir décidé de partir. Plus jamais je n'entendrai mes frères. Plus jamais je ne subirai le regard plein de haine de mon ancien copain. Plus jamais je ne sentirai l'odeur de la lavande. J'étais libre, j'étais une feuille. J'était une plume. Le sol caillouteux que j'avais parcouru depuis maintenant seize années me rappelaient trop de souvenirs, trop de souffrance. J'avais besoins de trouvait quelqu'un que j'ai rencontré depuis peu. Il était le seul à pouvoir me comprendre. Je suis à la campagne, je ne m'y plaît pas, seulement la nature me pousse à rester ici. C'est pour ça que je pars, je vais plus loin à la rencontre la nature et les plantes, dessiner et écrire avec lui, le garçon.

J'ai l'impression d'avoir un rat qui me griffe l'estomac, ça doit être la faim. Ce n'est pas grave, je suis habituée, je n'ai plus mal, je n'ai plus peur. Mes pas deviennent lourds, maladroits mais je continue. Je ne faiblirait plus, plus jamais. Le ciel chargé de nuages gronde, un orage va sans doute éclater. Dommage, il va gâcher mes belles boucles blondes sagement coiffées. Je me remémore la journée, cette journée d'été 1946. Une bonne me lève à 6 h, ma famille est riche, nous avons plusieurs domestiques. Je prends mon petit déjeuner en compagnie de ma sœur, Violette. Elle est adorable pour ses 12 ans, pas comme mes frères, qui me rongent les entrailles jusqu'à la mort. Elle a faillit mourir d'anorexie mentale et physique plus jeune, c'est une fille très fragile. Maintenant ce n'est plus la sœur que j'avais avant, elle a des cernes pâles et sa silhouette est toujours squelettique. Quand elle lève son regard vers moi, j'ai envie de pleurer, mais je ne le fais pas, je ne pleurerais plus jamais depuis son malaise. Elle s'est levé de table, puis j'ai dut aller au lycée de jeunes filles privé des villages des alentours. J'arrive avec ma belle robe que j'ai eu hier. Je l'adore, elle me rappelle la discipline et la pureté avec son bleu océan. Je croise le regard de celui que j'avais aimé, celui qui me permettait de tenir, celui qui me donnait tout son amour, celui que j'embrassais pour oublier mes soucis, celui qui à partir d'un moment détournait son regard que je penchait le tête vers lui, celui qui ne m'offrait plus rien comme avant, celui qui m'éviter, avant de me dire qu'il ne m'aimait plus. Je ne comprend pas pourquoi il me lance autant de haine dans ses yeux, pourquoi il ne me parle plus. Nous n'avons eu que des bons souvenirs de notre couple. Maintenant que je ne suis plus là il est avec une pauvre fille qui glousse tout le temps. Mais je ne suis pas jalouse, je ne m'en soucie guère. Mon professeur de lettres nous fais lire un livre avec des animaux qui représentent en fait le société d'aujourd'hui, j'entends sa voie grave:

"Mademoiselle Richards, en un mot, le contenu de se livre.

- ...

- Merci Richards, oui Rosenfield ? Une allégorie, c'est ça."

Soupirant de frustration, je retourna sur ma feuille. Les cours furent longs. Enfin j'ai eu la délivrance de pouvoir sortir de cette prison, sentir l'air libre et préparer mon départ... Quand j'arrive chez moi, toute ma famille est là... Que se passe t-il ? Je dévisage ma mère, qui comme si elle lisait dans mes pensées expliqua:

"Alice... Nous sommes le 23 juillet, tu te souviens?

- J'aurais préféré oublier..."

Une domestique m'invite à monter dans la voiture. Je me laisse entraîner, comme chaque année. Le même paysage, le même silence. Pour arriver dans ce lieu de mort, le cimetière...

Juillet 1935:

Il est là, par terre, inerte, mon père. Son corps est déjà froid, son arrêt cardiaque ne lui a laissé aucune chance. Je cris d'horreur et de douleur. Mes frères arrivent, avec un sourire niais, qu'ils perdent aussitôt. Puis, ma mère et ma sœur arrivent, toute la famille est là, mais elle ne sera plus jamais unie. Je m'évanouie, quand je me réveille, des cris, le bruit du téléphone. Un monsieur en noir vient nous chercher, ou plutôt nous entraîner vers le cimetière. Là, je vois le dernière antre de mon père, un cercueil d'ébène, il avait toujours aimé ce boit. A l’intérieur, son corps. J'ai mis du temps à le reconnaître, il n'était plus celui d'avant. J'était sa préférée, il avait les yeux pétillants, un grand sourire, et n'était pas aussi snob que ma mère. Je pouvais lui faire des câlins même après l'âge. Il comptait sur moi, et moi de même. Le voir ainsi, vidé sa joie d’antan, me mis un poignard dans le cœur. L'homme en noir s’approcha de moi et me dit:

"Nous avons trouvé dans la commode de monsieur un écrit qui vous ai dédié, tenez.

- M...Merci."

C'était une enveloppe bleu pâle, ma couleur préférée. Une écriture maladroite à la plume se trouvait au centre: A Alice, la joie de ma vie. Émue, je vois un papier d'un blanc cassé dépasser légèrement. Je m'en saisit, la même écriture penchée:

Alice,
Quand tu liras cette lettre, je ne serais plus de ce monde, plus là pour t'aimer, te faire rire et grandir. Toi seule possède mes cheveux blonds et mes yeux bleus. J'ais toujours vu grand dans tes yeux. N'oublie pas que ta mère est là pour te consoler, dis lui de ma part que je l'aime. Pense à moi quand tu verras du beau bois d'ébène. Il y a toujours ma clarinette à la maison ? Tu peux la prendre, je sais que tu adores en jouer. Je t'assure que je serais toujours là, près de toi. Et quelque soit tes choix, promet-moi qu'ils seront fais avec le cœur.
J'ai demandé à un incinérateur de prendre mon cœur et de le brûler. Il devrait mettre le boîte derrière mon portrait. Prends les cendres et repends-les sur le premier ébénier que tu trouves, d'accord ?
Ton père,
Jake


Et c'est à cet instant qu'une larme s'est échappée des mes yeux. Plus jamais je ne pleurerais.

Retour au 23 Juillet 1946:

La tombe est là. Tout un pavillon de marbre blanc recouvre la stèle. Des roses blanches fraîchement déposées recouvrent un peu l'écriture argentée:

JAKE RICHARDS 1896 - 1935

Je laisse mes souvenirs et regarde la nuit tomber. La boîte de cendres dans mon sac tapote gentiment mes jambes.

Je ne sais pas combien de temps j'ai marché. Tout ce que je vois, c'est un grand arbre. Pas n'importe lequel, un ébénier. Je vais rester ici pour le nuit. Liam sait que je suis ici. J'ouvre mon sac, et sort la clarinette de mon père. Je passe ma langue sur mes lèvres pour les humidifier, puis je me lance dans notre air préféré, à mon père et moi, Greensleeves (clique). Je ferme les yeux, je ne sens plus rien. Je me vois, enfant, mon père à côté jouent ce morceau à la clarinette. Je le regardais avec admiration. Il m'a promis qu'à mes trois ans, je pourrais en jouer. Depuis, je n'ais cessé d'y jouer. C'est comme si je quittais mes problèmes. Je vois au loin un garçon. Il se rapproche, je vois ses cheveux brun cendré, puis ses yeux verts. Son souffle vient me réchauffer. Il prends mes mains et me murmure:

"Salut, je ne pensais pas te voir si tard.

- Je suis partie pour de bon.

- Pourquoi ?

- Pour accomplir un souhait de mon père, être libre, et... pour ta voir plus.

Il prit un sourire et répondit simplement:

- Et bah tant mieux, tu vas voir, le vie solitaire, c'est bien mieux !

- Mais tu n'as jamais connu la vie avec les autres !

- C'est forcément mieux, en tout cas.

- Ce sera toujours mieux avec toi.

- Si tu le dis...

- Liam ! Arrête de faire de la modestie !

- Ok... Viens, je vais te montrer un truc. Tu as bien une couverture et une boîte ?

- Oui, me te me fais peur.

- Génial ! Viens."

Il me tire vers le Grand Lac, c'est comme ça qu'on l'appelle, au village. Il sort de son sac un filet en tissu et commence à récolter des lucioles. "La boîte, s'il te plaît" Je luis tendit une simple boite en métal. Il s'en saisit et mis les lucioles à l'intérieur. "Bon, maintenant on peut rentrer."

La pleine lune luisait sur l'arbre. Liam grimpa le premier dans l'arbre, puis je fis de même. C'est lui qui m'a appris, je ne savais pas le faire avant. Il étendit ma couverture sur nous deux, puis enleva le couvercle pour laisser s’échapper les lucioles. C'était magique, il y avait de la lumière partout, c'était génial. Mais j'avais toujours froid, faim et maintenant sommeil. Je sentis Liam me prendre la main, et je sombra dans le monde de Morphée.

Lorsque j'ouvris les yeux, il devait être l'aube. Ma main était froide et il n'y avait plus aucune trace du beau garçon aux regard émeraude... Mais il y avait quelqu'un d'autre à la place. C'était Alexis, un garçon très gentil de ma classe. Il était très attentionné, on rigolait bien ensemble. Mais que faisait-il là ?

- Alice ! Tu étais donc là !

- Fous-moi la paix, Alexis.

- Hé ! Je ne veux que ton bonheur ! Je t'ais apporté à manger, ta famille te cherche, tu sais.

- Comment m'as-tu trouvé ?

- Simple, c'est le seul ébénier du compté ! Je savais que tu serais là.

- Et bien bravo et merci d'être venu, mais il y a quelqu'un d'autre pour s'occuper de moi, tu sais.

- Qui ?

- Un garçon, il vit seul et il s'appelle Liam. Je... l'aime beaucoup, tu sais.

- Je vois ! Je continuerais de te voire, en tout cas. Au revoir !

- Au revoir, merci pour la pomme et les biscuits.

Croquant ma pomme, je regardait le ciel se levait, le ciel s'éclaircir. Ma première journée de liberté commençait. Liam ne devait pas tarder à arriver. J'avais envie de passer toute ma vie avec lui. J'aimait le parfum de son cou, ses cheveux aux reflets blonds, sa voie douce et rassurante... Il n'avait pas de défauts. En parlant de lui, il arrivait. Me lançant un sourire ravageur, il me prit les mains et déclara:

- Salut ma belle ! Ce matin je voulais qu'on aille se promener dans la forêt.

- Oh oui ! J'ai hâte !

- Parfait !

Nous nous dirigeâmes donc vers la forêt, pas bien loin de l’ébénier.

Tout était silencieux, tout était calme. Le doux chant d'un merle résonnait entre les arbres. J'avais mal aux pieds, mais il n'y avait pas possibilité d'avoir un tel bonheur chez moi. J'étais contente de ma décision, contente d'être partie de chez moi, de mes problèmes. La vie avec Liam était le résumé même de la liberté. Respirant les douces effleures des bois, la voix virile de mon compagnon s'éleva:

- Viens, on va s'arrêter par là.

C'était une clairière. Un petit ruisseau serpentait les pierres grises qui prenaient tout les reflets du soleil. Le vent tiède m'enveloppait comme un manteau bien chaud que l'on met aux premières neiges. Des troncs sciés il y a environ cinq ans pouvaient bien servir des sièges. je l'assis, suivit de près par Liam. Nous dessinâmes longtemps, autant la végétation que les animaux. Ses yeux vert tendre me dévoraient des yeux. On pouvaient y lire de la compassion, de la passion, même, mais... autre chose, mais quoi ?

- Alice, je t'aime.

- Moi aussi je t'aime.

Nous penchâmes nos têtes, doucement, et mes lèvres collées aux siennes, tout le monde était envolé, le bonheur total serai en euphémisme pour décrire la sensation de se baiser.

L'après-midi était encore meilleure que ce matin. Liam m'a amené dans le grand lac pour une baignade. La bassin était chaud, très agréable. Je m'étais déshabillé pour me mettre en sous-vêtements, Liam fit de même, dévoilant un torse musclé. Nous nageâmes longtemps dans cette eau. Puis le soir, je revins dormir dans mon arbre, avec Liam. J'étais au paradis.

Nous avons passé l'été ensemble. Tout moments étaient inoubliables, fantastiques. Alexis continuait de me voir, me disant qu'il me manquait, que toute ma famille était triste, que l'école n'était rien sans moi, que c'était stupide de partir. J'avais, après avoir réfléchit, décider de rentrer. L'automne arrivait, Liam n'était pas revenu depuis cinq jours. Il m'avait donc donné rendez-vous demain à l'aube. Mais avant, il fallait accomplir quelque chose. Je sorti de mon sac la boîte, pour l'ouvrir et jeter les cendres sur l'arbre. Les souvenirs de mon père n'étaient que poussières s'envolant dans le ciel du crépuscule. Ma robe au vent, les cheveux décoiffaient, une larme coula sur mon teint parfaitement poudré. J'avais grandit, maintenant je pleurerais.

Alexis m'attendait. Je terminer de ranger mes affaires. Alexis me pris la main et dit:

- Liam, il... n'existe pas, pas vrai ?

- Oui, il n'a jamais existé.

- Alors... pourquoi es-tu enceinte de lui ?

- Je ne sais pas.

- Je t'aime.

- Moi aussi je t'aime.

Ma liberté était terminé, Liam aussi. Mais mon bonheur n'allait pas faiblir, car j'avais maintenant une raison d'aimer la vie. J'avais une vie en moi, et je ne voulais pas la gâcher.

Code par Sphénix pour Epicode.
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